Les acheteurs européens et internationaux sont de plus en plus exigeants sur les résidus de produits phytosanitaires. Pour la filière fruits et légumes, produire « propre » n'est plus seulement un engagement environnemental : c'est une condition d'accès aux marchés.

La lutte biologique gagne du terrain

Insectes auxiliaires, bourdons pollinisateurs, biopesticides : la lutte biologique s'installe durablement dans les serres. Elle s'inscrit dans une approche de lutte intégrée qui combine observation, seuils d'intervention, prophylaxie et recours raisonné aux solutions chimiques lorsque c'est nécessaire.

Biostimulants et nutrition raisonnée

Les biostimulants et compléments nutritifs aident les plantes à mieux résister aux stress — hydrique, thermique ou salin — tout en réduisant le recours aux intrants chimiques. Bien utilisés, ils participent à une production de qualité, homogène et à faibles résidus.

L'agriculture biologique, un marché à structurer

La production biologique progresse mais reste un segment à structurer : certification, coûts de conversion, débouchés et compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux sont au cœur des réflexions.

Les leviers d'une production durable

  • des programmes de protection intégrée adaptés à chaque culture ;
  • le suivi des parcelles grâce aux capteurs, drones et outils de détection précoce ;
  • une gestion agroécologique de l'eau et des sols ;
  • la gestion responsable des emballages vides de pesticides.

Ces leviers rejoignent les axes de réflexion de Fruit Council 2026 — protection intégrée, innovation et performance durable — débattus du 1er au 3 décembre à Agadir par les spécialistes de la protection des cultures et de la nutrition des plantes. Découvrir le programme.